J’ai changé d’avis…
Plusieurs personnes ont essayé de me persuader de laisser ce blog ouvert lorsque j’ai décidé de le fermer, mais personne ne m’a convaincu. Et ne plus exister sur le Net n’est pas si dramatique, en fait. Alors pourquoi décider de réouvrir le blog ?
D’abord, un suicide virtuel ne supprime que le virtuel. Je suis toujours là, moi, en tant que personne. Et comme je suis toujours là, eh bien il m’arrive de changer d’idée… en l’occurrence sur l’éventuel intérêt de ce blog.
Même si je sais que les paroles de certains auteurs (Pierre Rabhi, par exemple, et tous ceux qui sont dans la même lignée que je qualifierais volontiers de laboritienne) sont, selon moi, sans espoir en pratique, j’ai quand même plaisir à les lire. J’ai eu moi-même le retour de lecteurs qui ont eu plaisir à me lire, alors pourquoi ne pas laisser vivre ces écrits aussi ?
Il faut peut-être là que je développe un peu mon point de vue sur cette absence d’espoir… L’Homme est trop immature pour comprendre qu’il est le plus grand danger pour lui-même. Et ceux qui l’ont compris n’ont aucune espèce de pouvoir pour changer les choses. Les leviers sont tenus par des fous, des avides de pouvoir, des égoïstes forcenés, dont la seule référence est la richesse matérielle accumulée… il n’y a donc aucune raison que nous n’ayons pas globalement un fonctionnement complètement fou.
Laborit dirait que je suis un système, une structure − comme n’importe quel individu − inclus dans un système qui le dépasse…
Je parle de Laborit encore parce que son esprit plane sur ce blog que j’ai fermé (autolyse) avec la plus lumineuse de ses citations (selon moi, bien sûr), et c’est par lui que je vais le réouvrir. Enfin réouvrir est un grand mot. Il serait plus juste de dire que je vais le relaisser ouvert. En effet, je n’ai pas l’intention d’écrire parce que je n’en ai pas besoin (bon, je sais, je peux changer d’avis…). Non, si aujourd’hui je laisse ce blog ouvert, c’est parce que j’ai relu − comme je le fais régulièrement − Laborit, et que j’ai relevé un détail important qui m’a interpellé. Il a écrit son incompréhension pour les systèmes fermés ; selon lui, tout système doit être nécessairement ouvert. Étant moi-même un système toujours en vie (il me semble…), je trouve dommage, finalement, de me ranger parmi les systèmes fermés.
C’est tout !
ah et bien voila c’est une bonne chose il faut laisser les paroles traverser l’espace et le temps , en supprimant le bavardage et ne garder que les mots pleins de sens et d’intemporalité
je viens reexplorer ton blog et j’en suis fort contente
Ravi de voir que tu as changé d’avis
Au plaisir de te lire
Amicalement